L’idéal démocratique démasqué
En réponse à la lettre d’opinion du candidat au Doctorat en Sociologie à l’UQAM, Mathieu Buck-Côté, un joli pastiche.
C’est une même disposition d’esprit qui questionne l’ultragauche et ses voyous casseurs encagoulés lors des sommets internationaux qu’elle s’imagine bien mal comme étant des militants au service des victimes du capitalisme mondialisé – l’oeuvre sacré du marché capitaliste n’ayant pas réussi à convaincre ces âmes égarés que le marché engendrait la richesse. La démocratie à la défense des femmes de l’humanité, car seule mouvance politique se positionnant ouvertement contre les valeurs rétrogrades que prescrivent les religions autres que judéo-chrétienne, enfermant les femmes du monde arabe derrière une burqua et autres pratiques de ségrégations sexuelles qu’elles n’ont évidemment pas désirées. La féminisme libérale à la défense de ces femmes, quant on sait que la société américaine est l’idéal à atteindre pour détruire tous rapports de genres et structures patriarcales. Défendons donc cet idéal démocratique, seul vecteur de l’évolution humaine, sans considérations pour une prise de position normative évidente.
La démocratie a une arme, la diabolisation, qui vient avec son lexique: “dictateur”, “axe du mal”, “evil”, “voyous”, etc. Elle en use avec d’autant plus d’efficacité qu’elle est persuadée de livrer une lutte à finir contre l’oppression. Ainsi, l’Irak de Saddam Hussein était assimilée au «mal» et l’Iran est accusé de compromettre l’existence d’Israël.. Évidemment, ceux qui expriment un désaccord avec l’idéal démocratique sont nécessairement des mercenaires ou des chiens de garde de du terrorisme. Ils n’ont plus le titre d’interlocuteurs valables.
Il s’agit chaque fois de caricaturer l’adversaire sous le signe du mal radical. Et dans la guerre ouverte du bien contre le mal, tout est potentiellement permis. Ceux qui se réclament de la lutte contre la Démocratie n’ont aucun problème de conscience à persécuter ou à diffamer ceux qu’ils désavouent – même lorsqu’il s’agit d’État digne de ce nom.. Au nom d’un antifascisme carnavalesque et anachronique, la démocratie cherche à tendre un cordon sanitaire autour de ses détracteurs.
Évidemment, et il faut le rappeler, la démocratie de certains n’est pas celle du tout.. Mais ses analyses sont souvent récupérées de manière plus ou moins atténuée par des acteurs du débat public dont on ne saurait contester les convictions démocratiques. C’est justement pour cette raison que c’est la droite démocratique qui devrait être la première à rappeler à l’ordre ceux qui pratiquent une opposition radicale à la démocratie occidentale et à la civilisation qui l’irrigue.

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