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Philippines: Arrestation illégale de 43 travailleurs médicaux
mai 9th, 2010Y a-t-il beaucoup de pays dans le monde où un enfant de quatre ans peut expliquer à la presse pourquoi sa mère est prisonnière, mais innocente? C’est pourtant le cas du petit Egoy Clamor, fils de la Docteur Merry Mia Clamor.
Suite au typhon Ketsana qui a frappé une partie de Manille et de ses environs en septembre 2009, plusieurs travailleurs du domaine de la santé sont très critiques à l’égard du gouvernement philippin. Sa lenteur à promulguer les soins de base à ses citoyens ont convaincu médecins et infirmières de s’associer pour crier leur indignation, et s’organiser eux-mêmes pour offrir leurs services en cas de catastrophes. Pendant tout le processus, jamais ils se sont doutés être arrêtés et torturés pour une telle solidarité citoyenne.
En effet, le 6 février dernier l’armée et la police philippines ont fait éruption lors d’une de leur fin de semaine de formation pour arrêter tout personnel médical, un total de 43 médecins et infirmières.
Ceux-ci furent transportés dans un terrain de basketball sur une base militaire, attachés par des cordons de plastiques et les yeux bandés, où ils resteront pendant plus de 36 heures avant d’être transférés dans des cellules. Le Docteur Montes, arrêté dans la foulée, décrit ces moments comme étant extrêmement humiliants, autant pour les conditions inhumaines dans lesquelles ils étaient et que pour l’arrestation contraire à toutes les lois philippines.
Cinq jours s’écoulèrent avant qu’ils puissent connaître la raison de leur arrestation. L’armée les accuse de construire des bombes et de posséder illégalement des armes pour aider l’insurrection communiste. Ces allégations sont considérées, selon les organisations des droits humains locales, une façon commune d’harceler et de taire les groupes progressistes et de la gauche.
Plus les semaines avancent, plus les familles des victimes que nous avons rencontrées, découvrent à quel point les autorités philippines font fit des lois. Les détenus sont torturés, harcelés sexuellement et interrogés de façon brutale en plein milieu de la nuit. Jigs Clamor, visiblement éprouvé par la détention de sa femme, nous décrit comment ces techniques utilisées par l’armée ressemblent aux méthodes de la CIA : « Des électrodes ou des couronnes d’épines sont placées sur la tête. Lorsque l’on dénonce cette torture, on nous répond qu’il s’agit des procédures standard d’opération. »
Toutefois, l’association nationale des avocats philippins nous a confirmé que les Philippines ont signé, et ratifié, il y a 22 ans la convention internationale contre la torture et traitements inhumains. Tout récemment, en octobre, une loi fut adoptée pour placer clairement ces châtiments sous les pratiques illégales. Ces mesures juridiques ne freinent pourtant pas l’armée, qui es allée jusqu’à refuser pendant plusieurs jours l’accès au camp à la Commission des droits humains, chargée d’enquêter sur la légitimité de l’arrestation.
De nombreux efforts sont déployés par les défenseurs des droits humains, comprenant des conférences de presses et des rencontres avec différents ambassadeurs. Les familles espèrent que l’attention internationale permettra la libération des détenus, et la reconnaissance de l’illégalité de l’arrestation.
L’épouse du Docteur Montes, les yeux humides, nous raconte à quel point cette expérience est douloureuse «Au début, je ne pouvais ni voir mon mari, ni lui donner de la nourriture ou des vêtements. J’ignorais pourquoi il était là, et dans quelles conditions il était.» Jigs Clamour, à ses côtés, tient son enfant de quatre ans dans ses bras : « La seule chose que nous voulons c’est qu’ils soient relâchés, et nous tâchons par tous les moyens de convaincre le gouvernement de nous écouter».
Avons-nous voté pour cet imbécile?
avril 14th, 2010La bêtise politique existe. Elle est présente, partout, souvent. Face à ce phénomène, les jeunes urbains-chics agissent de façon bipolaire.
Le nord de cette bipolarité étant de s’égosiller, autour d’un café –alcoolisé parfois- sur l’erreur commise. On entend ici et là : « Si seulement j’étais Première Ministre, je te virerais cet idiot machiste. Ma grand-mère aurait eu plus de jugement… ». Les commentaires ressemblent à ceux d’une partie de hockey; tous auraient été plus futés que le coach. Un remaniement ministériel devient aussi simple qu’un choix des trios du Canadien.
Quant au sud (de cette bipolarité), il vient avec le sourire. On se bombe le torse, et on clame haut et fort qu’on n’a PAS voté pour cet inculte. Oh que non. Et là sortent les cellulaires, on montre des photos qu’on a prises illégalement de son bulletin de vote et, fièrement, preuve à l’appui, on parle du parti moderne qu’on a soutenu. Il nous aurait tellement mieux défendu dans cette situation.
Mais que fait-on lorsque cet impertinent n’est pas assujetti au vote populaire?
Dur temps pour le Vatican. La dernière semaine, très rock and roll médiatiquement pour sa sainteté, a permis de prouver l’incompatibilité de l’aristocratie catholique avec le monde moderne.
Quand on regarde notre vieux Pape dire qu’il représente un milliard de fidèles, quelle est l’option de tous ceux dont les parents, par tradition canadienne-française, les ont automatiquement baptisés à l’âge de 6 mois? L’apostasie !
Hey oui, le baptême est l’équivalent d’un vote. Un peu comme un parti politique, on se doit d’endosser les propos de l’Église choisie.
Refaire la liste des propos incendiaires de Benoit XVI serait trop long. Vous n’avez qu’à penser rapidement à la petite brésilienne de 9 ans, à l’hommage de la machine à laver lors de la journée de la femme, jusqu’à l’affirmation selon laquelle le condom propage le SIDA et l’association très approximative de l’homosexualité et de la pédophilie chez les prêtes.
Une seule solution s’offre à ceux qui refusent de voir cette institution bousiller le monde, avec une aussi grande légitimité : aller en quête de son DÉBATISTÈRE.
L’idée semble saugrenue, mais rappelons nous : le discours d’inauguration du très branché nouveau président Barak Obama avait une mention pour les non-believers. C’est donc dire que le titre existe bel et bien, et que nous le poursuivrons avec acharnement. Je t’aime Barack.
Voilà une aventure appropriée pour les auteurs snobs de quedubon. Au-delà du petit bout de papier, voilà enfin l’opportunité de regagner son indépendance intellectuelle, et son inviolable droit de chialer.
C’est ici que ça commence. Nous vous commenterons chaque étapes, en détails, afin de vous inspirer, ou du moins de vous divertir.
Laura « la-très-bientôt-officiellement-athée » Cliche.
The Ampatuan Massacre
février 23rd, 2010Vote Or Die Dans Papineau: Une parade de jumeaux
septembre 27th, 2008Vote Or Die Dans Papineau: Une parade de jumeaux
Nous sommes quelques semaines après le déclenchement des élections. Des pancartes sont sorties, colorées et propagandistes, prête à faire travailler mon sens civique du choix démocratique. Ce sera plus qu’une péripétie, je vous le promets. Pourquoi cette année serait plus excitante que l’élection passée, ou les autres campagnes fédérales précédentes (3 en 4 ans quand même)? Ce cher Stephen Harper qui se tape déjà le chest, fier de sa victoire, n’est pas la cause de cette effervescence. La simple et bonne raison est que je suis une chanceuse électrice de la soon-to-be célèbre circonscription de Papineau.
Papineau, mon nouveau district électoral chaleureux est au cœur du bouillonnement de Villeray, qui attire des personnalités de toutes sortes… Hippies et leurs boutiques bios sur St-Denis, ex-Hippies riches qui clament leur appartenance au fameux marché Jean-Talon, et racontent des anecdotes sur Francis Reddy, familles de souche équatoriennes qui se rassemblent autour des épiceries multiethniques…bref tout un monde s’y offre. Électoralement parlant, ça implique rien de moins qu’une juteuse panoplie de candidats, prêt à s’entredéchirer affectueusement.
La vedette incontournable, dont les pancartes font déjà tourner les têtes, est le très célèbre Justin Trudeau. Charismatique, mignon, et fils de l’ex playboy Pierre-Éliott Trudeau; il a tout pour être mon favori. Certes, le Parti libéral et Stéphane Dion m’excitent un tantinet moins, mais ma curiosité envers Justin censure tous mes doutes. Si la politique fédérale était une téléréalité, je ne voudrais pas vraiment qu’il gagne, et qu’il reparte avec le contrat de Premier ministre, ou de prochain Pussycat Doll, mais je voudrais tout-de-même le voir évoluer quelques semaines. Découvrir les limites du p’tit Trudeau, le voir se chicaner ou se faire des amis… bref, je serais bien déçue s’il se faisait couper lors de son premier dimanche. Mais Justin a une ennemie de taille, et assez surprenante.
Il y a toujours un candidat indépendant au nom funky qui fait sourire dans l’isoloir, et Papineau n’est pas en reste, et cette année c’est fait en grand. C’est avec le plus grand sourire qu’une jeune fille déterminée annonce sa candidature, nommée nul autre que…Justine Trudeau ! On dirait la sœur jumelle un peu evil, séparée du frère à la naissance, qui maintenant adulte ferait tout pour lui nuire. C’est tellement beau, Justin et Justine Trudeau sur mon bulletin de vote! Si le DGE refuse que je prenne une photo de ce papier si précieux, tant pis pour la démocratie, je repars avec et je l’accroche dans mon salon.
Laura Cliche
« When you put lipstick on a pig, a pig stays a pig »
septembre 15th, 2008Aujourd’hui j’aurais sincèrement voulu écrire sur quedubon.info. Je ne le fais pas, mais pourtant, j’ai toutes les caractéristiques pour le faire… je suis jeune, snob, et j’ai résumé critique à rendre demain, qui me rend en quête de toutes raisons possible pour procrastiner. J’ai même un très bon sujet en tête, avec l’angle d’analyse et tout : Sarah Palin et les limites de la vie privée.
Bon, il est certain que nous sommes le 10 septembre, et que la célèbre Grand-maman Palin existe aux yeux des américains depuis déjà une bonne douzaine de jours… ce qui rend la nouvelle un peu fade. Je me disais que le sujet était épuisé médiatiquement et je ne voudrais surtout pas être classée comme une auteure qui joue dans le réchauffé. Mais, surprise, ce matin, je vois la très exubérante Sonia Benezera en jaser à la télé… Si c’est assez bon pour la vieille Sonia, ce l’est assez pour moi!
Pourtant….les phrases manquent. Il y tout de même des images inspirantes qui pullulent dans toutes les formes de médias, moi qui ce matin a dut me retenir a deux main pour ne pas acheter sur Ebay un Bubble-head de cette nouvelle Miss Congeniality. Qu’on passe de la chasse au loup aérienne à la couverture du Vogue, en y ajoutant des bébés trisomiques et des créationnistes, il y a de quoi faire un si bel article cynique. D’ailleurs, pourquoi la gouverneure de l’Alaska a-t-elle des lunettes de vieille libraire? Les verres de contact ajoutent-ils une touche trop fashionista pour la droite religieuse? Ils doivent bien en mettre eux, des verres de contact.
Revenons à l’article qui ne sera jamais écrit… Sarah Paulin et la vie privée. On parlerait ici d’avortement, d’éducation à la vie sexuelle, de la place du féminisme, mais aussi de sa famille nombreuse qu’elle exhibe comme un trophée bien astiqué, des moindres détails croustillants de sa vie, savourés en boucle à CNN ( La preuve? J’ai su sans même vouloir l’apprendre que pour déjeuner elle boit seulement un skinni mocha latte). Pourtant, en tant que Canadienne, j’ai aucune, mais aucune idée de ce que peut manger Jack Layton. Il doit être du type « jus d’orange frais », qu’il presse lui-même assez tôt en chantant en robe de chambre pas trop usée, mais un tantinet papy, et fervent défenseur du gruau mou. Si adorable ce Jack.
Tellement de titres croquants auraient pu être utilisés pour l’article, mais je crois que j’aurais aimé « Sex in the Alaskan City? ». L’expression ferait ressortir le côté coquin de Palin, c’est-à-dire son aspect Carry Bradshaw de la jeune femme forte, ambitieuse, à la fine pointe de la mode, toujours prête à courir en stilletos dans les rues de New York. Le point d’interrogation, lui, ramènerait à tous les principes antiféministes qui font contraste au physique de la belle, et qui nous porte à se demander ce qu’elle peut bien avoir contre l’expression de la sexualité dans ce glorieux monde de la génération Youporn.
Mais bon, un jour, ce sera un article. Un très bon article. Mais pas aujourd’hui, et ce, pour aucune bonne raison. » – Laura Cliche

