Posts by Etienne:
L’idéal démocratique démasqué
décembre 28th, 2010En réponse à la lettre d’opinion du candidat au Doctorat en Sociologie à l’UQAM, Mathieu Buck-Côté, un joli pastiche.
C’est une même disposition d’esprit qui questionne l’ultragauche et ses voyous casseurs encagoulés lors des sommets internationaux qu’elle s’imagine bien mal comme étant des militants au service des victimes du capitalisme mondialisé – l’oeuvre sacré du marché capitaliste n’ayant pas réussi à convaincre ces âmes égarés que le marché engendrait la richesse. La démocratie à la défense des femmes de l’humanité, car seule mouvance politique se positionnant ouvertement contre les valeurs rétrogrades que prescrivent les religions autres que judéo-chrétienne, enfermant les femmes du monde arabe derrière une burqua et autres pratiques de ségrégations sexuelles qu’elles n’ont évidemment pas désirées. La féminisme libérale à la défense de ces femmes, quant on sait que la société américaine est l’idéal à atteindre pour détruire tous rapports de genres et structures patriarcales. Défendons donc cet idéal démocratique, seul vecteur de l’évolution humaine, sans considérations pour une prise de position normative évidente.
La démocratie a une arme, la diabolisation, qui vient avec son lexique: “dictateur”, “axe du mal”, “evil”, “voyous”, etc. Elle en use avec d’autant plus d’efficacité qu’elle est persuadée de livrer une lutte à finir contre l’oppression. Ainsi, l’Irak de Saddam Hussein était assimilée au «mal» et l’Iran est accusé de compromettre l’existence d’Israël.. Évidemment, ceux qui expriment un désaccord avec l’idéal démocratique sont nécessairement des mercenaires ou des chiens de garde de du terrorisme. Ils n’ont plus le titre d’interlocuteurs valables.
Il s’agit chaque fois de caricaturer l’adversaire sous le signe du mal radical. Et dans la guerre ouverte du bien contre le mal, tout est potentiellement permis. Ceux qui se réclament de la lutte contre la Démocratie n’ont aucun problème de conscience à persécuter ou à diffamer ceux qu’ils désavouent – même lorsqu’il s’agit d’État digne de ce nom.. Au nom d’un antifascisme carnavalesque et anachronique, la démocratie cherche à tendre un cordon sanitaire autour de ses détracteurs.
Évidemment, et il faut le rappeler, la démocratie de certains n’est pas celle du tout.. Mais ses analyses sont souvent récupérées de manière plus ou moins atténuée par des acteurs du débat public dont on ne saurait contester les convictions démocratiques. C’est justement pour cette raison que c’est la droite démocratique qui devrait être la première à rappeler à l’ordre ceux qui pratiquent une opposition radicale à la démocratie occidentale et à la civilisation qui l’irrigue.
Caroline Brochu et Sylvie St-Onge : entre béton et transparence
avril 27th, 2010Voici les photos du reportage: Caroline Brochu : entre béton et transparence.
Le Québec perd une icône
avril 17th, 2010MESSAGE DE CONDOLÉANCES ET SOUHAIT POUR QUE LE GOUVERNEMENT DU QUÉBEC DÉCRÈTE UN JOUR DE DEUIL NATIONAL À L’OCCASION DU DÉCÈS DE FEU MICHEL CHARTRAND, UNE ICÔNE DU PATRIOTISME QUÉBECOIS, UN HOMME JUSTE ET UN GRAND HUMANISTE ET SUGGESTION D’ÉRIGER UN MONUMENT EN HOMMAGE À SA MÉMOIRE. (Voir ci-joint communiqué du vendredi, 16 avril 2010, Honte au Premier Ministre, Jean Charest pour son argument simplet pour ne pas décréter un jour de deuil national suite au décès de feu Michel Chartrand)
C’est avec tristesse que j’ai appris le décès de feu Michel Chartrand, lundi, le 12 avril 2010. Pour moi, il était un grand homme, une figure emblématique du mouvement syndical, une icône du patriotisme Québécois de la première heure et profondément voué à la justice sociale et aux causes des peuples opprimés des pays en développement en général et à celle de la Nation Palestinienne en particulier. Il était apprécié, aussi bien au Québec, au Canada qu’à l’extérieur du pays.
Alors que j’étais encore adolescent dans les années 60, j’entendais mon frère aîné, Mohamed Dahan, grand syndicaliste, parler des exploits du syndicaliste Michel Chartrand. J’ai eu moi-même la preuve de ses exploits dès le début des années 90 lorsque je suis arrivé à Québec.
Connu pour sa générosité légendaire, il était le frère des pauvres. Pour lui, il n’existait pas de différences de couleurs, de races… Il était surtout connu comme celui qui avait la détermination et la rage de débarrasser nos institutions gouvernementales d’habitudes malsaines, ce qui a fait de lui un adversaire redoutable pour ceux qui oppriment les pauvres et qui s’enrichissent aux dépens des Québécois.
Contrairement à certains de nos politicards au fédéral, au national et au municipal, M. Chartrand a compris dès ses premières interventions politiques qu’un vrai patriote devait servir le Peuple et non se servir de lui.
Il faut que l’Histoire Québécoise se souvienne de ce grand homme, unique en son genre, je souhaite qu’on érige un monument en hommage à sa mémoire.
Les dirigeants des 4 partis politiques représentés à l’Assemblée Nationale sont entrain de se battre pour le pouvoir et oublient ainsi les vrais enjeux des Québécois: lutter contre la pauvreté et l’exclusion; améliorer le statut des travailleurs ; contrer l’augmentation des taxes et les frais de scolarité et plutôt élargir le système d’éducation au plus grand nombre possible d’étudiants ; éviter un système à deux, voire à trois vitesses ; respecter sécuriser et rendre accessible les soins aux personnes âgées ; protéger l’environnement… Il aurait été plutôt souhaitable que le gouvernement Charest décrète une journée de deuil national afin d’honorer la mémoire de cet homme hors du commun.
Quant à Stephen Harper, Premier Ministre du gouvernement d’extrême droite du Canada il a annoncé un jour de deuil national, suite au décès du président polonais Lech Kaczynski, le jeudi, 15 avril 2010. Il aurait été plus juste qu’il décrète aussi un jour de deuil national, samedi, le 17 avril 2010 à l’occasion des funérailles de celui qui a marqué l’Histoire du Canada et du Québec, feu Michel Chartrand.
Un jour, le Mahatma Gandhi disait : » … Aucune loi ne peut créer ni réglementer un sentiment d’affection. Si l’on n’éprouve aucune affection pour une personne ou un système, on doit avoir le droit d’exprimer librement sa désaffection … « . Il semblerait que les intégristes ethniques et religieux qui gouvernement l’empire de la haine et de la destruction et ses alliés n’ont pas compris la prophétie de ce père de la non-violence. C’est pourquoi, ils s’attaquent comme des fauves contre toute personne comme Michel Chratrand, pionnier des défenseurs des droits humains au Québec quib condamne leurs crimes abominables.
BÂTIR ENSEMBLE UNE NATION QUÉBÉCOISE PLUS JUSTE, PLUS ÉQUITABLE ET PLUS INCLUSIVE
Très tôt, le grand patriote Michel Chartrand a compris que LE SILENCE DEVANT L’INJUSTICE EST UN CRIME et dénonçait les politicards qui veulent faire du Québec une ethnocratie dictatoriale qui mise sur les rivalités interethniques et interreligieuses
afin d’accéder ou de se maintenir au pouvoir… Pas étonnant que ses plus grands calomniateurs et détracteurs se trouvaient toujours parmi les oppresseurs qui bafouent les droits élémentaires des travailleurs québécois et les béni-oui-oui. Québec a perdu aujourd’hui un de ses éminents patriotes de la première heure qui s’est engagé dès le début de 1940 dans la lutte pour l’émancipation des Québécois. Il faudra garder surtout en mémoire qu’il a démontré un grand exemple de courage et de persévérance lorsqu’il n’a pas hésité un seul instant de réclamer, haut e t fort, en 1941, aux autorités canadiennes, le respect de sa langue maternelle, le français.
En tant que citoyen canadien, natif de Djibouti, issu d’une minorité ethnique et qui habite la capitale nationale Québec, depuis presque deux décennies, je trouve scandaleux et immonde que certains de nos politicards avides de pouvoir, veulent aujourd’hui phagocyter la charte des droits et liberté du Québec qui était la fierté de tous les Québécois, ici et ailleurs dans le monde en la transformant en une charte qui s’applique uniquement à certains « aryens » et à certaines « ethnies » ! Donc, pas étonnant de voir que ces représentants du peuples sont là pour se servir du peuple et non pas pour le servir.
Pour ma part, je crois qu’à l’aube de ce 3e millénaire, le Québec a besoin de dirigeants qui savent écouter, partager les visions de toute la population et être juste envers tous les citoyens issus de toutes les origines et confessions comme l’a été feu Michel Chartrand. On ne peut pas bâtir une nation en piétinant sur les droits les plus élémentaires de ses autochtones et en opprimant ceux qui sont issus des minorités ethniques et religieuses.
HONTE AU PREMIER MINISTRE, JEAN CHAREST POUR SON ARGUMENT SIMPLET POUR NE PAS DÉCRÉTER UN JOUR DE DEUIL NATIONAL SUITE AU DÉCÈS DE FEU MICHEL CHARTRAND
Cette après-midi, 16 avril 2010, je me suis rendu à Longueil, au salon funéraire où était exposé Michel Chartrand pour lui rendre un dernier hommage. J’ai appris d’une source digne de foi que notre Premier Ministre a eu le culot d’affirmer qu’il ne décrètera pas un jour de deuil national, ni le samedi, 17 avril 2010, jour des funérailles de Michel Chartrand, ni à une date ultérieure.
M. Charest prétend qu’il ne peut pas décréter un jour de deuil national parce que la famille Chartrand n’en a pas fait la demande.
Je trouve que cet argument ne tient pas la route et est bien simplet. On se demande alors si M. Charest voulait que la famille quémande cet hommage pour décréter un jour de deuil national !
Je trouve que c’est un devoir et même une obligation pour le Premier Ministre de décréter un jour de deuil national pour ce grand fils du Québec que fut feu Michel Chartrand. Pire encore, pour éclipser la journée des funérailles, samedi, le 17 avril 2010, dédiée à la mémoire du grand patriote Michel Chartrand, notre Premier Ministre Jean Charest a non simplement choisi de ne pas participer aux funérailles mais se contente d’envoyer deux de ses ministres. Il a choisi en cette journée mémorable de convoquer un conseil général pour les dirigeants de son parti, le PLQ afin de commémorer la mort d’un de ses dirigeants !
Que M. Charest arrête de jouer à ce jeu mesquin d’infliger à cette noble famille endeuillée une peine supplémentaire.
En conséquence, je demande au nom de ceux qui croyaient à ce grand combattant de la justice sociale et de la liberté des Peuples que le Premier Ministre décrète un jour de deuil national, samedi, le 16 avril 2010 ou ultérieurement et qu’il s’engage à ériger un monument en sa mémoire
En ces moments difficiles, c’est avec une grande émotion que je présente mes plus sincères condoléances et mes profondes sympathies à sa conjointe, à ses enfants, à ses petits enfants et ainsi qu’à ses arrière-petits-enfants.
Je suis certain que de là-haut, il veillera sur notre Nation Québécoise et qu’il intercédera pour faire rayonner le Québec comme il l’a toujours fait dans sa vie. Que Dieu l’accueille dans son paradis éternel.
Merci M. Chartrand pour tout ce que vous avez fait pour le Peuple Québécois ! Merci pour l’exemple de courage et de ténacité envers la classe ouvrière québécoise et les sans-voix ! Merci pour votre droiture, votre intégrité et votre patriotisme !
Ali Dahan, Ph.D. Ex-Diplomate, apolitique
Pacifiste mais jamais passif face à l’injustice
Lancement du EP de Pom Pom War
avril 16th, 2010Quedubon.info s’est rendu au Green Room le 15 avril pour assister au lancement énergique de Pom Pom War, un groupe Électro-Punk Montréalais très prometteur. L’album s’appelle « Allez!! Prenez leurs armes!!! ».
Lancement EP de Pom Pom War from quedubon on Vimeo.
Voix: Caroline Dostie
Programming, Synth, Voix: Nicolas Dostie
Guitare: Jonathan « La Bolduc »
Drums: Roberto Parada
Entrevue : Cybèle Beaudoin-Pilon
Décès de Michel Chartrand
avril 13th, 2010Je n’ai pas connu l’homme, si ce n’est que par la série qui dépeignait un homme certes « bouillant », mais plein de bon sens au côté de sa femme. Il s’est marié en 1942 à Simonne Monet-Chartrand, elle, morte le 18 janvier 1993. La série était par moments romancée, mais je crois qu’elle représentait fidèlement qui était Michel Chartrand. Je me rappelle surtout de l’épisode de la crise d’octobre. Bien évidemment, il fut l’un de ceux qui furent arrêtés lors de la loi des mesures de guerre. Homme posé, lorsque les policiers pénétrèrent son domicile, il leurs a dit de patienter un instant, qu’il allait se mettre beau pour la reine.
Puis, je me souviens de cet épisode durant la grève étudiante contre les coupures du gouvernement Charest de 103 millions dans les prêts et bourses, il était allé symboliquement appuyer la grève en allant devant l’Université de Montréal faire prendre sa pression par des étudiantes en médecine; l’étudiante de lui répondre, visiblement déstabilisée de se retrouver devant ce grand homme, « Monsieur Chartrand, vous faîtes de la haute pression ». Et lui de répondre : « oui, mais au moins je suis toujours capable de lever le pied à hauteur d’un trou de cul ».
Enfin, un ami à moi, m’avait dit qu’il l’avait rencontré personnellement au Salon du livre quand il était ti-cul ( son père était éditeur) et qu’il l’avait aidé à déplacer des boîtes et que M. Chartrand lui avait donné 1$ en lui disant : « moi, mon petit gars, je crois pas au travail non rémunéré. »
Il disait volontiers : «Je suis socialiste, nationaliste et indépendantiste parce que je crois en la démocratie: le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple. Je crois à l’égalité de toutes les femmes et de tous les hommes, parce que je crois en la justice, parce que je crois en la liberté à conquérir quotidiennement. Je crois que chacune et chacun doit être en mesure de participer aux décisions et d’assurer des responsabilités à son niveau». Il incarnait le petit peuple à qui on aurait donné une éloquence platonicienne. Un homme d’une autre époque, qui s’était dit qu’il porterait ses « shorts » et celui de ses voisins à défaut de quoi les « cols blancs » de qui son père lui avait fortement conseillé de se méfier, lui pileraient dessus.
Son discours était sans aucun doute idéologique, mais pas moins pertinent, car il soulevait des questions légitimes. Comme aime le syndicalisme ou pas, il a contribué activement à l’avancement de notre société, et aujourd’hui on se doit de lui rendre hommage pour son rôle actif dans le progrès des conditions de tous les salariés québécois. Il s’éteint à 93 ans, il laisse dans le deuil 7 enfants.
Selon des sources sûres, son décès serait attribuable à une indigestion due au budget du gouvernement Charest.
VINYLES À L’HUILE
avril 11th, 2010Vendredi soir, nous nous sommes rendus dans un événement artistique qui se tenait dans un organisme à but non lucratif qui fait la vente et l’échange de carte de hockey et de baseball. En ce sens, cet organisme a permis à Guillaume Lépine et Mathieu Deschênes de réaliser une oeuvre d’art visuel colossal avec environ 10 000 cartes de hockey. Constatez l’ampleur de la tâche dans la salle de bain. Si je refaisais la décoration chez moi, mon deuxième choix s’arrêterait à des murs tapissés de cartes de hockey. (Mon premier étant les diamants, vous comprendrez.) L’initiative venait d’un groupe d’amis qui étudient principalement au Cégep du Vieux Montréal et une artiste en provenance de l’UQAM. Admirez leur travail.
VINYLES À L’HUILE from quedubon on Vimeo.
VINYLES À L’HUILE
Une présentation de:
Cloé Beaulieu
Audrey Deschamps
Mathieu Deschênes
Guillaume Lépine
Étienne M.-Émond
Marie-Pier Richard
Gabrielle Sauvé
Grève des chargés de cours.
avril 7th, 2010En date du 7 avril 2010, vous vous demandiez sûrement pourquoi Quedubon.Info n’avait toujours pas porté un regard sur ce sujet qui touche, on vous le rappelle 26 000 étudiants, mais avant tout les conditions de 2500 salariés. Tout simplement, parce à défaut de dire de la « marde » comme le 24heures et rapporter des élucubrations quotidiennement, je faisais mûrir ma pensée.
Je comprends la position des étudiants qui se disent « être pris en otage » dans un conflit qu’ils n’ont pas voulu, cependant il faut se demander si, avant tout, la position des 2500 salariés et leurs revendications est légitime.
Il semblerait qu’un écart d’à peine 2% sépare l’offree patronale de la demande syndicale. Un mince 2% mettrait en péril la session de 30 000 étudiants. Vous me direz sans doute que c’est de la folie de se battre jusqu’à la fin pour obtenir ce mince écart. Pourtant, certains autres points comme la taille des groupes ne seront sans doute pas des questions qui se règleront de sitôt. C’est, par ailleurs, autour de cette controverse, qui laissera un goût amer dans la bouche des syndiqués, que s’estompe la bonne volonté des syndiqués quand vient le temps de négocier sur des points secondaires.
Le problème, ici est que les chargés de cours, au nombre de 2500 dispensent des cours qui touchent 30 000 étudiants. Aux dernières nouvelles, l’Université avait en ses murs environ 50 000 étudiants. Le raisonnement qui s’articule dans ma tête est le suivant. 2500 salariés qui enseignent à 30 000 étudiants. Je ne sais pas pour vous, mais moi j’appelle ça une vache à lait. L’Université relègue à ses chargés de cours, le soin de dispenser des cours à la majorité des étudiants qui chaque année payent leurs frais de scolarité. Autrement dit, ce sont les chargés de cours qui permettent à l’Université d’engranger tout ce foin. Il serait donc normal que l’Université leur renvoie l’ascenseur. Cette évidence ne semble pas être la même pour tous. En ce sens, il existe un secret de polichinelle entre les murs des Universités et même dans le réseau collégial chez les professeurs qui ont opté pour ce niveau d’enseignement. L’Université n’engage pas de professeurs à proprement parler, et assigne l’enseignement aux chargés de cours afin de sauver quelques piastres pour, par la suite, les réinvestir dans l’embauche de « vedettes », ces grands professeurs sur qui ils peuvent compter pour apporter les investissements pour la recherche. Dans la même lignée d’idées, on exploite le savoir des chargés de cours qui eux quotidiennement dispensent leurs connaissances à des milliers d’étudiants en retour d’un salaire inférieur, bien inférieur, à celui d’un professeur. Pourtant n’accomplissent-ils pas la même tâche? On ne peut que qualifier ce constat, d’exploitation du savoir où le chargé de cours devient ici du « cheap labor » .
Je me demande simplement pourquoi on omet de parler de cette situation et qu’on limite notre analyse à des points litigieux d’augmentation de salaire de poussières, de pourcentages qui font avorter les discussions et qu’on commence à faire porter le chapeau du blâme aux chargés de cours. C’est surtout lorsque je lis des commentaires sur les groupes comme « info-grève » du genre : « je vais devoir annuler mon voyage à cuba, parce que les chargés de cours ont pris en otage ma session » que je bondis de mon siège. Je trouve dommage que certaines personnes connaissent le prix d’un café au Tim Horton sur la 132 entre Saint-Bruno et Saint-Basile, mais ne sont pas capables d’étayer leur pensée au-delà de leurs considérations nombrilistes. Dommage que la pensée critique ne soit pas l’apanage de tous les étudiants universitaires, pourtant semblerait-il qu’on apprend à la forger en étudiant à l’Université. Ces piètres argumentations doivent être remises en perspectives; mettre ses projets personnels en suspens pour le bien-être d’une collectivité, c’est aussi ça avoir des considérations pour autrui. Oui, il se peut qu’au sein même du syndicat, certains membres pensent à leur nombril et les quelques dollars de plus qu’ils feront au bout du compte, mais les conflits de travailleurs permettent de préparer le terrain à ceux qui suivront. Et juger de ces revendications en ayant en tête nos seules considérations individualistes, c’est être égoïste. Du moins, c’est mon opinion pour l’instant, il se peut qu’elle évolue ou se transforme, je crois quand même qu’il faut mettre de côté parfois nos intérêts de l’instant, et cela au service d’un plus grand nombre.
Sans brandir le spectre de la lutte de classes, il faut voir qu’au terme de ces négociations, le conflit aura peut-être permis de faire des gains, en permettant aux futurs chargés de cours de se faire piler un peu moins dessus par l’establishment de l’Université. Il est certain qu’on ne parle pas d’usine de misère au Bangladesh, mais en ce sens j’ajouterais « quand on se compare, on se console » pourtant on ne base pas une argumentation sur les conditions de salariés autour de cette maxime.
Les accommodements raisonnables. Encore.
mars 3rd, 2010Il est un principe philosophique connu de dire que les débats resurgissent tant et aussi longtemps que les questions qui les évoquaient n’ont pas trouvé de réponses. Dernièrement, la Presse titrait ceci : « Une musulmane expulsée d’un cours à cause du niqab ».
Pourquoi ce genre d’événement refait-il surface sporadiquemen ?. La chose n’est pas surprenante, car les accommodements raisonnables sont une pratique juridique : Les entreprises devront de plus en plus prendre des mesures en ce sens conformément à l’écrit juridique suivant issu du droit du travail et statué en 1985 : « L’obligation dans le cas de la discrimination par suite d’un effet préjudiciable, fondée sur la religion ou la croyance, consiste à prendre des mesures raisonnables pour s’entendre avec le plaignant, à moins que cela ne cause une contrainte excessive: en d’autres mots, il s’agit de prendre les mesures qui peuvent être raisonnables pour s’entendre sans que cela n’entrave indûment l’exploitation de l’entreprise de l’employeur et ne lui impose des frais excessifs » [1]
Lorsque le débat a fait rage, il fut d’une part construit artificiellement par les médias. Pour sa part, le sociologue Matthieu Bock-Côté (qu’on l’aime ou pas) qualifiait cette période de période d’hystérie. Or, il faut se demander aujourd’hui si cette hystérie collective s’est atténuée ou qu’un nouveau souffle viendra redonner gain de vie à cette réalité.
Ce qui m’a fait bondir de mon siège ce matin, c’est le commentaire de Michèle Ouimet dans son article du 2 mars : « La commission Bouchard-Taylor n’a donc rien réglé? Pourtant, les Québécois ont participé massivement à ses travaux: 17 régions visitées, 800 témoignages, 900 mémoires. Un incroyable succès, une grande thérapie collective. »
Je ne sais pas si je passe à côté d’un certain sarcasme, mais disons que s’il en est un il est assez bien dissimulé. Néanmoins, on peut se rendre compte qu’elle est en faveur des avancements faits lors de la commission lorsqu’elle dit : « Les deux commissaires ont accouché d’un rapport intelligent, nuancé. » En mon sens, il faut être bouché bien dûr pour oser affirmer pareille conclusion. Je ne remets pas en cause ici le travail des deux commissionnaires, deux intellectuels abstraction faite de leur allégeance politique, qui ont investi du temps et des énergies dans la rédaction d’un rapport étoffé. Le problème, ici, c’est le fait d’avoir ramé dans la mauvaise direction. De plus, suis-je le seul à avoir regardé la commission en me disant qu’il s’agissait d’une mascarade qui ne faisait que témoigner de toute l’incompréhension du phénomène de la part du public.
Ce qu’il faut comprendre ici c’est que le malaise dans lequel s’enracine ce débat construit par les médias,ou la toile de fond sur laquelle se dessinait cette « hystérie » , dans des prémisses historiques plus profondes qui dépassent la simple compréhension que la population s’en fait, elle, basée sur la mauvaise compréhension des journalistes et d’un spin médiatique qui abondait dans le même sens. Si je veux vulgariser la chose brièvement, on pourrait dire que le Québec propose deux visions des choses, une qui découle de son passé républicain, lui-même, hérité du modèle français et américain et un modèle libéral, dit multi-culturaliste, propre au Canada. C’est deux conceptions de la société propose chacune un modèle d’intégration des immigrants. Le fait que deux modèles d’intégration s’opposent sur un même territoire créé un malaise identitaire. Ce que la récente histoire canadienne a transformé, c’est la conception chez le grand public qu’on se fait du modèle républicain québécois avec une définition de l’identité québécoise construire durant les années 60 par les ténors du mouvement souverainiste. La partie fédérale a voulu que le public identifie la conception identitaire québécoise d’autrefois au nationalisme allemand, un nationalisme plus radical, basé sur le lien de sang. Autrement dit, en Allemagne, personne ne peut aspirer à obtenir une citoyenneté allemande sans avoir un parent allemand. Je ne crois pas qu’on en soit rendu là dans notre définition d’identité québécoise. Pourtant, certaines étapes marquantes de notre histoire récente ont réussi à transformer la conception que la population se faisait de l’identité québécoise, ce qu’on appelle les « idées post-référendaires », on a qu’à penser aux déclarations malaisantes de Jacques Parizeau en 1995, qui a jeté un précédant et une restructuration nécessaire pour assurer le maintien en vie de la position indépendantiste. Dorénavant, les ténors de la souveraineté devraient constamment définir l’identité québécoise vers une conception qui s’apparente au modèle d’intégration multi culturaliste que propose le Canada sans quoi leur mort politique serait quasi assurée, car la vision qu’il propose serait automatiquement « raciste ». Le problème ici et c’est de là qu’émerge le malaise identitaire, c’est que les élites politiques et intellectuelles ont voulu redéfinir l’identité québécoise, sans leur demander leur opinion. Or on ne change pas l’existence de quelqu’un en créant artificiellement une nouvelle définition au lendemain d’une commission et en essayant de faire avaler la pilule. Elle ne passe pas.
De dire que la commission Bouchard-Taylor fut un grand succès est en mon sens une conclusion hâtive, car il reviendrait à dire que la nouvelle vision des choses fait unanimité au sein de la population.
——————————————————————————————————————-
[1] Commission Ontarienne des Droits de la Personne c. Simpsons-Sears, 1985 IIJCan 18, Institution canadienne d’information juridique, document disponible à l’adresse URL : http://www.iijcan.org/fr/ca/csc/doc/1985/1985canlii18/1985canlii18.html ( page consultée le 6 avril 2008)
Publicité et malaises, pas pour moi.
février 24th, 2010Publicités québécoises
Aujourd’hui, j’ai emprunté le métro de Montréal comme je le fais parfois quand la météo nous chie dessus la tête, et j’ai aperçu de l’autre côté de la trame, une publicité qui a capté mon attention, car on y voyait les jambes d’une jeune femme qui baisse ses culottes de couleur rosée. Le lien qui s’est fait alors dans ma tête fut automatiquement de me dire, « môdit » j’ai des culottes de la même couleur ou presque sur le dos en ce moment: je pourrais faire le « photoshot » pour la version masculine de ladite publicité. Je ne savais pas qu’il s’agissait d’une publicité sur la clamé…chlamy….chlamydia. C’est quoi ça la « chlamydia« . Et je me suis dit que j’allais entreprendre des recherches approfondies sur le sujet en revenant sur scholar.google.com. Sans blague, j’imagine que certaines personnes auront tendance à s’informer par rapport à la chlamydia en voyant la publicité, car en mon sens elle est efficace dans la mesure qu’elle sort de la dépendance aux sentiers battus. Dépendance qui semble une plaie dans la publicité sociétale. Le problème est que ce genre de publicité a pour objectif d’informer, et non de vendre un produit donc on n’y met pas l’effort nécessaire pour qu’elle soit efficace, même si ce n’est que dans une optique d’informer le bon peuple. Tout ça pour dire, qu’elle ne m’a pas le moindrement offusqué, même que je l’ai trouvé bonne.
Pourtant en fouillant sur internet, on tombe rapidement sur les puristes qui s’offusquent. Ainsi, j’ai lu les propos rapportés par LCN (encore) de la sexologue Marie-Paul Ross: «Ce sont des imbéciles. Ils n’ont rien compris : le message ne passe pas». Où est le problème Madame Ross? Premièrement, comment savez-vous que le message ne passe pas. Et comment va-t-on mesurer si le message est passé? Vous allez demander à Monsieur Léger de faire un sondage? La publicité est sortie la semaine dernière tout au plus. Pour ma part, j’ai été informé, mais là on tombe dans l’anecdotique, procédé que cette dame semble affectionner. Je crois que la publicité remplit sa fonction de responsabilisation chez ceux qui peuvent être concernés.
Dans un deuxième temps, le gouvernement a mis sur pied une campagne de publicité dite « virale » intitulée Chlamydia au menu. Disons que ça reste à prouver pour l’aspect viral. Dominic Arpin parlait dans son blogue de 3500 fois en trois jours. Il reste un petit bout de chemin à faire, et selon moi on parle ici d’un feu de paille. Jugez par vous même. On dirait que depuis que l’UQAM a fait son lipdub et son stop motion, ou que les gens comme le soulignait Dominic Arpin ont découvert Improv Everywhere, même le gouvernement est épris d’un soudain sentiment de faire des trucs « viraux ». Ce qui est ironique ici c’est qu’on parle de publicité virale en parlant de virus. LOL. Comme dirait ta petite soeur de 14 ans sur chatroulette. Pour ma part, je ne l’ai même pas regardé jusqu’à la fin, elle laisse sur son appétit selon moi…et re-LOL.
Publicité française
Ce n’est pas parce que Quedubon.info accueille une stagiaire française (on la salue), que je vais m’empêcher de faire des blagues sur les Français. Donc, parce que les Français sont meilleurs que nous, eux aussi ont réalisé une publicité dite choquante. Il s’agit ici d’une publicité sur la cigarette. Le concept gravite autour du fait que la « cigarette une soumission ». Et comme une image vaut mille mots, voici donc la publicité.
De prime abord, je l’ai trouvé hilarante. J’ai néanmoins révisé ma perception en grattant un peu. La publicité qui fut présenter par l’association Les droits des non-fumeurs « compare l’addiction( on dit dépendance selon Antidote) à la cigarette à une fellation. Pourquoi ? Pour montrer que le tabac est une soumission. L’initiative dérange. » selon les propos rapportés sur TF1 NEWS. On pourrait ici rentrer dans de grandes conceptions psychanalytiques sur le « pourquoi la fellation est un acte de « soumission ». Je crois simplement qu’on fait une conclusion hâtive si on s’oriente vers cet argument. Pour ma part, je trouve que l’utilisation d’adolescents dans la publicité est un peu malaisante. Je vous laisse juger par vous-même.
J’ai utilisé comme source LCN 3 fois dans cet article. J’ai honte.






